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Avec ses 16.310 km2 répartis en quatre départements (Doubs, Jura, Haute-Saône, Territoire de Belfort), la Franche-Comté est une région de taille modeste : elle se situe au 17° rang des 22 régions administratives. A une échelle inférieure, le Territoire de Belfort, héritage historique particulier, n’est pas plus grand qu’un arrondissement.
La Franche-Comté ne correspond pas à une région naturelle. Elle recouvre trois ensembles différents :
- au nord, la partie méridionale des Vosges,
- au sud-est, la chaîne du Jura avec ses plateaux en contreforts,
- au milieu, les plaines et plateaux de la Saône et du Doubs qui s’enfoncent en coin entre les deux systèmes montagneux, débouchant sur la trouée de Belfort-Montbéliard, principal passage vers l’Alsace, la Suisse et la vallée du Rhin.
Contrairement à une image répandue de région montagneuse, la Franche-Comté apparaît donc d’entrée comme partagée entre plaine et montagne.
Du point de vue environnemental, la Franche-Comté apparaît comme une région à fort caractère naturel et au patrimoine riche et bien préservé.
La forêt tient une place importante dans cette situation, avec ses milieux remarquables (forêts de pente, forêts alluviales et humides, tourbières boisées …), son cortège végétal et animal protégé (sabot de Vénus, osmonde royale, bouleau nain ; lynx, gelinotte, grand tétras, circaète-Jean-le-Blanc, gobe-mouche à collier …), et, tout autant, ses paysages si caractéristiques (reculées et combes bordées de forêts, pré-bois, futaie jardinée, hêtraie-sapinière d’altitude …).
Avec un boisement de 44 % du territoire, soit 700.000 ha (dont Forêt privée : 45% - Forêt soumise : 55%) la Franche-Comté se place parmi les régions les plus boisées de France. Ce taux de boisement est très homogène entre les quatre départements.
Contrairement à une idée répandue, la forêt comtoise n’est pas à dominante résineuse, puisque les feuillus représentent 70 % de la surface boisée. Cette tendance, conforme aux types de milieux présents dans la région, a été renforcée par l’extension du modèle sylvicole prôné depuis Colbert : le schéma idéal a longtemps été la forêt feuillue atlantique du centre de la France, à dominante chêne ; celui-ci a été implanté jusqu’en altitude au détriment du sapin, et même du hêtre.
Parmi les essences forestières feuillues, trois se détachent nettement : le chêne sessile, le hêtre et, dans une moindre mesure, le chêne pédonculé. Loin derrière arrivent le frêne et le charme, puis encore plus loin : les aulnes, bouleaux, érables et tilleuls et le robinier.
En résineux, on retrouve dans des proportions assez voisines : d’abord l’épicéa et le sapin pectiné, puis très loin le douglas, le pin sylvestre, et enfin les autres pins.
Mis à part l’action de l’homme, la diversité des essences est liée à de multiples facteurs dont les principaux sont le substrat, le type de sol et le climat.
Le secteur forêt - bois est le cinquième employeur de Franche-Comté et représente près de 12.500 emplois : 2.500 pour le monde forestier (240 exploitations forestières (dont 220 ayant eu une réelle activité de récolte de bois sur pied) et 180 scieries, dont une centaine exercent les deux métiers), 2 .500 en première transformation et 7.500 en seconde transformation.
Avec une exploitation totale de près de 2,8 millions de m3 de bois, dont 2 millions de bois d’oeuvre, la Franche-Comté conforte son 2ème rang national après l’Aquitaine. La bonne santé de l’exploitation forestière franc-comtoise se confirme avec une augmentation de 13% de l’activité en 2006 après la hausse de 11% constatée en 2005. En comparaison, la progression nationale n’a été que de 4% sur la période 2004/2006.
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