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Publié le11/6/2009

PEFC, un atout de plus pour privilégier le bois dans les emballages légers

Profitant de la bonne image environnementale de leurs produits, les fabricants d'emballages légers misent sur la certification et espèrent entraîner tous les acteurs de l'emballage bois dans leur sillage.


Les embalages légers arborent tous les signes de la fraîcheur, de la proximité et de l'authenticité des produits régionaux. © DR


PEFC fait une percée dans le secteur de l'emballage. Et, comme dans les campagnes militaires à l'ancienne, ce sont les chevau-légers qui réalisent la percée décisive.
Plus familier du grand public, avec ses cagettes et autres boîtes destinés aux produits alimentaires, le secteur de l'emballage léger joue sur du velours pour afficher ses bénéfices environnementaux.
Avec ses emballages standardisés voire, désormais, conçus par des designers, il offre au consommateur soucieux d'authenticité, tous les signes de la fraîcheur, de la proximité et de la typicité des produits alimentaires régionaux. De quoi donc, lui valoir, spontanément, un "brevet d'écologie" auprès de près de 9 personnes interrogées sur 10 qui jugent "que le bois est le plus synonyme de naturalité et, qui à 66%, considèrent "qu’il est apte à préserver l’environnement."

 

Jean-Emmanuel Hermès,
Délégué général du
Syndicat des Industriels
de l'Emballage Léger © DR

 

Enfoncer le clou

Aux acheteurs plus sourcilleux sur les critères sanitaires et environnementaux, les fabricants se sont efforcés, depuis plusieurs années, d'apporter tous les certificats de bonne conduite, au terme d'une série d'études scientifiques : sur l'aptitude du bois au contact alimentaire et les bonnes pratiques hygiéniques de fabrication, d'une part, et sur la valorisation des déchets et l'analyse de cycle de vie, d'autre part.
Pour Jean-Emmanuel Hermès, le délégué général du Syndicat des Industriels de l'Emballage Léger en bois (SIEL), "cet activisme visait moins à rassurer les consommateurs, acquis aux mérites de nos produits, qu'à enfoncer le clou sur les points sensibles face à la concurrence des emballages plastiques."
Porté par une cinquantaine de PME, l'emballage léger ne représente que 12% du secteur de l'emballage bois. Ce qui, malgré sa bonne image auprès du public, offre peu de marge de manœuvre face aux promoteurs du plastique. Sans compter, que sur certains produits, comme les caissettes, le bois se trouve également en concurrence avec un matériau apparenté sur bien des points : le carton.

 
 

Bernard Brosset, Président
délégué du SIEL © DR

Des donneurs d'ordre plus insistants

Tout occupés à circonvenir leurs puissants concurrents, les fabricants ont quelque peu négligé la certification. Selon Bernard Brosset, le président délégué du SIEL, "ce retard est très relatif, dans la mesure où quelques entreprises sont engagées dans la démarche PEFC depuis quatre ans alors que la majorité a fait preuve d'attentisme..."
Depuis quelques mois cependant, les donneurs d'ordre, dans la grande distribution notamment, se font plus insistants. À ces nouvelles exigences de leurs clients sont venues s'ajouter les critiques, de plus en plus acerbes, de certains défenseurs des zones humides à l'encontre des populiculteurs, pourvoyeurs quasi-exclusif de la filière. De quoi ruiner le crédit acquis auprès des consommateurs et de la distribution.
C'est pourquoi les adhérents du SIEL ont finalement décidé d’entrer dans la certification de manière collective, afin de mutualiser les démarches de formation de leurs collaborateurs. Par chance, les spécificités de l'activité, notamment la taille modeste des entreprises, des approvisionnements de proximité et très majoritairement centrée sur le peuplier, facilite la démarche. "Compte tenu de ces éléments," estime Jean-Emmanuel Hermès, "la certification sera complètement entrée dans les mœurs dans quelques mois."

Un bilan carbone irréprochable"Dès 1993, nos instances ont pris conscience de la nécessité de renforcer la preuve scientifique de l’innocuité du bois au contact alimentaire en prévision du Règlement (CE) du Parlement Européen et du Conseil du 27 octobre 2004," rappelle Jean-Emmanuel Hermès, le délégué général du Syndicat des Industriels de l'Emballage Léger en bois (SIEL). Les quatre études réalisées avec l’ENSAIA (Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries Alimentaires) et l’institut technologique FCBA ont démontré que "du bois d'origine au produit final, les emballages légers satisfont à toutes les exigences, à savoir : la migration de molécules non-toxiques vers l’aliment en contact, leur qualité organoleptique et même, sur le plan microbiologique, des effets antibactériens."

Migration de molécules de l’emballage vers l’aliment
Cette étude consiste à rechercher quels sont les constituants du bois de peuplier susceptible de migrer vers l’aliment en contact (direct ou indirect), dans quel laps de temps et dans quelles quantités. Cette étude a fait l’objet d’une thèse de doctorat de l’ENSAIA (Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries Alimentaires, Nancy).

Analyse organoleptique
L’organoleptique repose sur une étude d’analyse sensorielle qui consiste à rechercher si l’emballage léger en bois est susceptible d’altérer ou de modifier le goût des aliments qu’il contient. L’étude a conclu que pour les denrées alimentaires solides, conditionnées dans ce type d’emballage, aucune altération de goût n’est notée, même pour une durée de contact importante.

Analyse microbiologique
L’état microbiologique de l’emballage, consiste à réaliser une contamination bactérienne du bois et à observer le devenir des bactéries inoculées. L’ENSAIA a mis au point un nouveau protocole basée sur la mesure des échanges métaboliques (impédancemétrie) qui se révèle très fiable. Les résultats de cette étude prouvent que le bois possède des propriétés antibactériennes due à sa structure physique poreuse. En effet, cette propriété exerce un effet bénéfique en contrecarrant la croissance et la survie bactérienne.

Le Bilan Carbone Dernière étude en date, le bilan carbone réalisé par Auxilia avec le concours de l’Ademe auprès de 8 entreprises du secteur est sans appel pour les matériaux concurrents du bois.


La valorisation énergétique des connexes et produits bois permet d’économiser des énergies fossiles. Les gaz à effet de serre qui auraient été générés lors de leur combustion peuvent alors être soustraits aux gaz à effet de serre émis lors du cycle de fabrication des emballages légers en bois. Les émissions évitées (18.090 tonnes eq CO2) sont équivalentes à celles émises lors du process de fabrication (19.500 tonnes eq CO2).
Par conséquent l'impact environnemental des emballages légers en bois est pratiquement neutre.

 

 

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